Présentation générale spécialité HLP

Grâce à cette spécialité, vous pourrez : 

La spécialité « Humanités » rassemble deux disciplines différentes : la littérature et la philosophie. 

  • enrichir votre culture générale, dans les domaines littéraires, philosophiques mais aussi artistiques et scientifiques 
  • former votre esprit critique en apprenant à vous poser des questions et à argumenter 
  • Comprendre les enjeux du monde actuel à la lumière de questions fondamentales abordées dans les différents thèmes du programme 

Avantages de la spécialité : 

  • vous aider à préparer l’épreuve de français en fin de première
  • Vous aider à préparer l’épreuve de philosophie en fin de terminale
  • Préparer l’épreuve de Grand oral du baccalauréat dès la classe de première, en s’exerçant à passer à l’oral et à argumenter 

Pour quels types d’études post-bac ? 

  • Pour les études en droit, psychologie, sociologie, littérature, philosophie, langues vivantes …
  • pour les classes préparatoires aux grandes écoles dans les filières littéraires et commerciales
  • pour les instituts d’études politiques 
  • Pour les écoles de journalisme
  • Pour les écoles d’architecture
  • Pour les écoles d’art 
  • Pour les formations aux métiers de l’enseignement
  • Pour les formations aux métiers du social 
  • Pour les formations au travail dans la petite enfance

En HLP, il ne s’agit pas d’apprendre par cœur des thèses d’auteurs connus mais au contraire d’acquérir les outils nécessaires pour apprendre à penser par soi-même en réfléchissant à des questions universelles (comme les pouvoirs de la parole, l’expression de nos sentiments ou encore nos rapports aux machines et intelligences artificielles) auxquelles on ne peut pas apporter de réponses définitives mais qu’il faut sans cesse reposer et discuter.

Brève présentation du programme : 

En Première : 

1. Les pouvoirs de la parole

Discours de Martin Luther King devant une immense foule en 1963

Il s’agira d’étudier les fonctions du langage (décrire le monde, transmettre un message, donner un ordre, séduire…) en montrant ce que la dimension orale, parlée, apporte au contenu. Nous rechercherons aussi les points communs et les différences entre différentes langues pour mieux en comprendre le fonctionnement. Nous aborderons alors la question centrale des pouvoirs de la parole, qui ne se réduit pas à la transmission d’un message, puisque la parole a un effet direct sur celui ou ceux à qui on s’adresse. Nous étudierons l’immense efficacité de la parole, permettant de communiquer des idées simples et complexes, concrètes et abstraites, de partager ce qui nous est le plus intime (nos sentiments) mais aussi de manipuler notre auditoire en jouant avec les mots et avec les idées.   

2. Les représentations du monde

Carte du monde datant de 1587

Il s’agira d’étudier les différentes façons que nous avons pour appréhender le monde dans lequel nous vivons. Nous soulignerons l’importance des découvertes scientifiques sur nos représentations du monde et insisterons sur le bouleversement provoqué par la découverte de nouveaux continents et d’autres peuples, ce qui nous amènera à nous demander si on peut dire que la culture européenne est supérieure aux autres cultures et si on peut surmonter notre tendance à rejeter ce qui est différent de nous. Ensuite, nous nous demanderons comment et pourquoi les hommes ont proposé leur représentation du monde et s’il existe des différences culturelles entre ces représentations. Enfin, nous nous questionnerons sur la place de l’homme dans ce monde, notamment dans ses rapports avec les animaux, car l’homme est un animal mais il a tendance à se penser supérieur aux autres animaux. Nous verrons les fondements et ferons une critique de cette tendance.

En terminale :

1. La recherche de soi

Autoportrait de Van Gogh, 1889

Nous aborderons la question de l’éducation : qui sont les enfants et comment faire pour qu’ils deviennent des adultes épanouis? 

Puis, nous nous intéresserons à l’identité personnelle : dire « je » à propos de soi-même nous semble évident mais les critères que nous utilisons pour nous définir nous-mêmes sont en réalité fragiles et arbitraires. 

Nous étudierons alors le paradoxe du « je » : il me désigne comme être unique mais chacun l’utilise pour se désigner lui-même. Cette universalité du « je » permet de partager des expériences intimes comme les sentiments mais pouvons-nous vraiment savoir si les autres comprennent lorsque nous exprimons ce que nous ressentons? 

Enfin, nous verrons que le « je » que nous utilisons pour parler de nous-mêmes tout au long de notre vie désigne quelque chose qui, physiquement, psychologiquement, intellectuellement, moralement, change en permanence et devient sans cesse “autre”.

2. Création, continuité et rupture 

Braque, Le viaduc à l’Estaque, 1908

Nous nous plongerons dans le domaine de l’art et de la création. 

Nous étudierons la présence de pratiques artistiques dans toutes les cultures et à toutes les époques. Nous tenterons de comprendre comment on crée une œuvre, et comment l’art évolue au cours du temps (toujours à la fois en s’inspirant et en rompant avec les formes d’art qui précèdent). 

3. Histoire et violence

 Nous nous confronterons à la vertigineuse question de l’origine de la violence et de sa place dans l’histoire : les violences sont-elles naturelles, intrinsèquement liées à l’humanité, ou sont-elles culturellement, socialement, politiquement et historiquement construites et alimentées? 

Nous interrogerons la place de la violence dans les structures et les relations sociales pour en questionner la légitimité. Pourrions-nous alors penser un monde sans violences?

4. L’humain et ses limites 

Visage de robot humanoïde, photographie de Max Aguilera Hellweg

Nous envisagerons enfin la fascinante et effrayante question de la frontière entre l’humain et l’inhumain, en nous questionnant notamment sur le statut à accorder aux robots, machines et intelligences artificielles, capables aujourd’hui de dépasser l’humain dans des tâches complexes mais aussi d’apprendre par eux-mêmes de nouvelles tâches. 

La question de la frontière humain-machine est renforcée par la « robotisation » des humains : les nouvelles technologies permettent d’augmenter nos capacités humaines par l’ajout en nous d’outils technologiques. Ces modifications de l’humain brouillent les frontières entre l’humain et le cyborg, au point de questionner ce qui reste pertinent dans le fait de parler d’ “humanité”.

Conclusion :

Le programme est très riche. Il nous conduit à aborder des questions posées dès l’Antiquité qui résonnent encore dans l’actualité. 

Cette spécialité permet d’acquérir une grande culture et d’un esprit critique acéré, utiles pour les épreuves de baccalauréat mais aussi pour les études supérieures et plus généralement pour la formation personnelle. 

Bienvenue aux curieuses et curieux, aux philosophes en herbe, aux arpenteuses et arpenteurs du monde et de la connaissance !